ENTRETIEN AVEC FANNY GIRARDIN

Fanny Girardin

Fanny Girardin – Fan G est membre de l’équipe de planche à neige du Québec, en snowboard cross. Originaire d’Yverdon-les-Bains, dans la Suisse romande, elle a eu la chance d’être initiée au ski à l’âge de 2 ans au pied des Alpes suisses. Née d’un père suisse et d’une mère québécoise, à l’âge de 4 ans sa famille a décidé de venir s’installer à Bromont, un village bien connu pour sa station de ski. C’est à l’âge de 8 ans que Fanny a emprunté une planche à neige inutilisée qu’elle avait trouvée dans le garage de ses voisins, pour l’essayer.

Le premier essai fut catastrophique et elle a terminé la première descente sur les épaules de son père. Sa volonté de réussir l’a amenée à réessayer et depuis ce jour, elle n’a plus jamais retouché à une paire de skis.

Cela fait déjà 13 ans que Fanny a attrapé la piqûre du Snowboard. Cette piqûre s’est transformée en réelle passion qui l’a menée vers le snowboard cross. Après les JO de Sotchi, Fanny a voulu essayer ce sport et elle s’est inscrite à une compétition au Mont- Habitant. Cette course s’est plutôt bien déroulée pour un premier essai. Ce qui l’a poussée à persévérer et à s’engager sérieusement dans ce sport.

Fanny fait maintenant partie de l’équipe de planche à neige du Québec. Dès la première année, en 2013, elle a été sélectionnée par l’équipe au niveau « Espoir ». L’année suivante, elle a tout donné pour atteindre le niveau « Relève ». Elle a dû accumuler un total de 20 points FIS pour y arriver. En 2016, Fanny a été nommée d’athlète de l’année. Elle confie qu’elle travaille fort afin de mettre toutes les chances de son côté pour atteindre le niveau « Élite » au sein de l’équipe du Québec l’année prochaine. Ensuite, elle compte grimper graduellement les échelons vers le but ultime qu’elle s’est fixé, les Jeux olympiques.

Au moment où Fanny prend le départ, c’est le sentiment d’être en parfait contrôle de ses mouvements tandis que tout s’arrête autour qu’elle recherche à chacune de ses descentes. Cette vibration nourrit sa motivation.

En parallèle à ce rêve, elle travaille aussi sur un autre projet qui la passionne. Celui de devenir psychologue sportive au sein d’une équipe professionnelle, après sa carrière d’athlète. Pour ce faire, l’année dernière elle a obtenu un certificat en sciences de l’activité physique appliquées à l’entraînement sportif à l’Université de Sherbrooke. Cette année, elle est étudiante au baccalauréat en psychologie à l’Université de Montréal, dans le but de se spécialiser en psychologie sportive à la maîtrise de l’Université d’Ottawa. Elle pratique donc le snowboard cross en même temps qu’elle étudie, ce qui fait d’elle une athlète très occupée, mais elle adore ça. Ces deux rêves vont dans le même sens et c’est ce qui la motive à persévérer.

Quel est ton entraînement de début de saison ? Est-il différent de l’an dernier ?

Pendant l'été avec mon préparateur physique nous avons travailler mon endurance et ma puissance, à partir de maintenant et pour l'automne qui commence, nous allons travailler de façon plus spécifique au sport, soit la puissance, la rapidité et la stabilité. De plus au mois de Novembre, mon équipe et moi partons en Autriche pour un camp d'entrainement avant le début de saison.

Quel est ton objectif pour la saison ?

Repousser mes limites, donner toujours mon 110% et rider sans se mettre de pression inutile, cela me permettra d'être en total concentration et d'être prête pour atteindre les tops 16 NORAM sur une base régulière.

As-tu un rituel au départ d’une course ou quelques heures avant la couses ou un «porte-bonheur» ?

Avant chaque run, j'ai une série d'exercices que j'exécute pour m'échauffer et quelques minutes avant d'être dans la gate de départ je mange toujours un morceau de chocolat!!

Quel est ton plus beau souvenir sur le circuit ?

Une journée avec beaucoup de brouillard à Big White, BC où j'était en total concentration, j'étais contre 3 filles avec un classement beaucoup plus haut que le miens dont une fille de mon équipe. Nous avions établis un plan les 2 ensembles pour pouvoir passer la première round de finale et notre plan à marcher je suis arrivée 2ième à la ligne d'arrivée ce qui m'a permis d'atteindre le top 16. C'est ce feeling et ce minding que j'essaye de reproduire maintenant à chacune de mes compétitions.

Les blessures et les déceptions font partie de la compétition. As-tu un truc ou une méthode pour te remettre vite sur pied ?

Lorsque j'ai une blessure et que je ne peux plus rider, je me repose, je mange de bonnes choses et je continue de faire beaucoup de visualisation, ce qui permet à mon corps et à ma tête de rester dans l'action, même si je suis en arrêt et permet aussi un retour sur neige, plus facile, plus précis et plus concentré.

Pourquoi as-tu accepté de t’associer à la marque Oberson ?

Parce que lorsqu'on rentre chez Oberson, on sens la passion du sport qui est partagé par tous les employés, ainsi que l'ambiance familiale qu'il y a dans le shop.

Tes passe-temps?

Le piano et la lecture

Ton signe distinctif?

Je souris toujours !